Le remède juridique contre les pesticides: l’inversion de la charge de la preuve !

Les pesticides sont à l’origine de nombreux problèmes environnementaux et sanitaires en Médoc. Le coût pour les individus ou la communauté sont souvent incalculables et se traduisent par des dégâts  quasi-irréversibles dans les milieux naturels et des maladies incurables voire des décés qui impactent nombre de nos contemporains mais également les générations futures.

A qui la faute?

La culpabilité est évidemment partagée. Ce sont d’abord les législateurs nationaux ou européens qui autorisent la mise sur le marché sans disposer d’études sérieuses sur les dangers de tel ou tel produit.

On peut également blâmer les producteurs et les distributeurs … Ce sont souvent des multinationales dont les lobbys organisés leur permettent d’influencer le législateur à leur profit au mépris des intérêts des citoyens et de l’environnement. A gros efforts de marketing, ils savent aussi dissimuler, aux yeux du grand public, la nuisance de leurs produits.

Enfin, et dans une moindre mesure, on peut incriminer les utilisateurs qui ne se posent sans doute pas assez de questions …

Les lois actuelles sont-elles suffisantes?

Les législations nationales et européennes sont votées systématiquement trop tard, après que les produits ont semé la mort dans nos campagnes et nos assiettes.

A cause de ce délai mortifère, les victimes (agriculteurs, riverains ou consommateurs) sont rarement indemnisées à cause de querelles juridiques subies par les pouvoirs publics, trop faibles devant les multinationales productrices de pesticides.

La solution est pourtant simple !

Il suffit de dissuader les agriculteurs d’utiliser les pesticides. Dans l’attente d’une législation stricte imposant le zéro pesticide, l’inversion de la charge de la preuve pourrait être assez contraignante …

Le principe est simple. Lorsqu’un agriculteur, un riverain ou un consommateur souffre d’une pathologie liée à l’exposition aux pesticides, c’est à celui qui commande l’utilisation de la substance incriminée, à celui qui la commercialise ou à celui qui la produit de prouver qu’il est hors de cause. Actuellement, c’est à la victime d’apporter cette preuve.

Certes, l’inversion de la charge de la preuve, appliquée à toutes les questions d’environnement, augmenterait sensiblement les actions judiciaires mais elle mettrait la pression sur les pollueurs potentiels et les pousserait à adopter, plus rapidement, de bonnes pratiques!