Critique de la certification HVE : dénigrement ou bâillonnement ?

 

 

L’association « Alerte aux toxiques » et sa porte-parole Valérie Murat viennent d’être condamnés en 1ère instance, ce 25 février, par le tribunal de Libourne, pour « dénigrement collectif à l’égard de la filière » des vins de Bordeaux.

Prenons conscience de la portée de la décision qui vient d’être rendue par le tribunal de Libourne : en condamnant une simple association à verser 100.000€ de dommages et intérêts au CIVB, le risque est de tuer toute voix discordante qui ne soutiendrait pas la certification « HVE ». Plus largement, nous craignons une légitimation du recours à l’arme juridique sous forme de « procès-bâillon ».

Où en serait-on aujourd’hui sans le travail acharné de ces lanceurs d’alerte ? Sans les scandales pointés du doigt et la forte demande de changement émanant de la société, jamais le CIVB ne remettrait en cause les pratiques dangereuses pour les salarié.e.s qui appliquent les traitements, qui polluent l’air, l’eau et les sols, qui menacent la biodiversité, ainsi que les riverains, promeneurs ou écoliers qui inhalent ces traitements.

Alors qu’il existe des labels de qualité tels que « AB » pour le bio, les viticulteurs préfèrent se tourner vers la certification « Haute Valeur Environnementale » portée par les chambres d’agriculture, qui n’apporte aucune garantie quant au produit puisque l’évaluation concerne les exploitations.

Face aux tentatives d’intimidation et de censure du CIVB, nous, élu.e.s écologistes appelons la filière viticole bordelaise à recréer un lien de confiance avec les consommateurs en s’engageant vers  l’objectif zéro pesticide de synthèse !